Aujourd’hui,je suis heureux de vous annoncer que vous êtes peut être riche!

AUJOURD’HUI , JE SUIS HEUREUX DE VOUS REVELER QUE VOUS ETES RICHE OU QUE VOUS ETES PEUT ETRE RICHE .

Finalement, il suffirait de peu de choses, pour que ce qui vous paraît être une annonce de marchand de lessive, ne devienne votre réalité, ;

Il suffirait que vous ayez autour de 35 ans, que vous soyez né dans les années 1980, spectatrice du Club Dorothée,  et que votre mère, ait été cliente d’une compagnie d’assurances que tout le monde connaissait à cette époque, la compagnie ABEILLE .

Au sein de cette compagnie, il y avait  avait comme dans toutes les autres, des forts en math, chargés de concocter au travers de contrat d’assurance vie, un appât toujours plus alléchant pour le souscripteur .

ABEILLE avait vendu plus de 20 000 contrats de ce type, dont un certain nombre à ses anciens salariés .

Ainsi, si votre mère avait décidé en 1980, de souscrire pour vous un contrat d’assurance vie auprès de la compagnie ABEILLE, pour vous constituer, un pécule à l’âge ou vous vous marierez , vous êtes peut être sans le savoir l’heureux bénéficiaire, d’un contrat à cours connu .

ABEILLE a pourtant amèrement regretté d’avoir été si gourmande et d’avoir élaboré , un produit d’assurance aussi alléchant que dangereux, et qui s’est avéré être, comme on le dit depuis FUKOSHIMA, une centrale atomique ;

ABEILLE s’appelle aujourd’hui AVIVA France VIE, depuis qu’elle a été reprise par AVIVA , le plus important assureur Anglais

Ce contrat à cours connu a rendu les choses si dramatiques chez AVIVA, qu’on s’interroge même aujourd’hui, sur la survie de cet énorme assureur Britannique .

Mais qu’est ce donc que ce contrat si dangereux pour cet assureur . ?

En fait ils étaient deux, et s’appelaient SELECTIVALEURS et SELECTIONS INTERNATIONALES

Il s’agissait de proposer aux assurés un contrat d’assurance vie appuyé sur des actions et de leur permettre d’effectuer des choix de placement, dits à cours  à cours connus, c’est à dire sur des cours connu sà l’avance .
En pratique, l’assuré qui constatait un jour que l’une des  actions  sur laquelle était placé son contrat, valait 105 contre 100 la semaine précédente, pouvait déplacer son placement sur cette valeur de 105 .

En d’autres termes, il était sûr d’empocher une plus-value de 5 ;

C’est comme si vous jouiez au tiercé après l’arrivée des chevaux

Il y eut un tel engouement pour ce type de contrats que pour éviter la faillite, ABEILLE VIE décida alors de bloquer les choix de placement à l’initiative du souscripteur, en bloquant ce que l’on appelle les arbitrages, à partir de 1998 .

Sauf que quelques confrères efficaces ont estimé que cette suppression par une seule des deux parties au contrat était illégale ;

C’est ainsi qu’en 1999,  certains parmi  ceux qui avaient accepté de signer l’avenant, fut néanmoins décidé l’introduction d’une procédure , dans le cadre de laquelle ils  plaidèrent, qu’on leur avait forcé la main .

La justice a donné raison à ceux qui ont refusé de céder, même si certains se sont vus opposer la prescription de leur action;

Cette affaire s’est soldée mar un arrêt de la Cour de Cassation du 12 avril 2005, qui a jugé que la compagnie AVIVA avait

 » dénaturé de façon déloyale le contrat en supprimant cinq, puis seize supports éligibles à vocation spéculative » ;

Et en soulignant aussi :

«  la violence morale exercée par l’assureur  »

à l’occasion de la signature des avenants

L’assureur fut avant tout  condamné à remettre en place la faculté d’arbitrage , c’est à dire la possibilité de choisir ses placements .

Alors le résultat de tout ceci, c’est un plombier Britannique qui va vous le dire .

«  En 1991, j’ai investi 150 000 euros, raconte l’ancien entrepreneur, maintenant retraité. Aujourd’hui, mon contrat vaut au moins 10 millions d’euros

En 2005, un actuaire, c’est à dire un spécialiste des statistiques financières, avait estimé le préjudice d’AVIVA ex ABEILLE, à 1,36 milliard d’euros.

Depuis les intérêts capitalisés courent selon la méthode de l’assurance vie et le , c’est à dire de façon exponantielle .

Un autre assuré estime que son capital a doublé tous les ans .

«  la plus-value moyenne sur les contrats de ce type est de 100% par an  »,

et que son contrat vaut donc plusieurs dizaines de millions d’euros !

C’est ce qui ressort d’une expertise ordonnée par le Tribunal de Grande Instance de Paris.

Un expert désigné par la Cour de Cassation a ainsi estimé que le préjudice d’une cliente qui avait investi 285 000 euros atteignait 15 millions d’euros pour la seule période 1997-2007.

Mais existe t’il encore des possesseurs de ces contrats ?

Il en existe certainement beaucoup, parce que le contrat d’assurance – vie est un placement sur la durée , un contrat que l’on garde ;

Alors courrez vérifier et achetez nous des chocolats, si dans la vieille valise de papa il y a un contrat ABEILLE SELECTIVALEURS !

JF CECCALDI