Business Angels, « FCPI« ..attention DANGER !

Business Angels,  « FCPI«  ..attention DANGER !

Ne manquent pas sur le Net les pages dans lesquelles nos inventeurs, s’épanchent sur leur malheur d’avoir un jour croisé le chemin d’un FCPI (Fonds Commun de Placement pour L’Innovation).

FCPI, un acronyme de plus dont beaucoup ne savent ce qu’il recouvre ;

Je vais essayer d’être court et clair ;

C’est la méthode française de financement de ce que l’on appelle le capital-risque (sart up si vous voulez faire chic) ou joint venture .

Juridiquement, Fonds Commun de Placement est une indivision dont les membres sont des particuliers, à qui l’on a vendu des parts avec la possibilité de déduire une partie du montant investi de leurs revenus imposables .

A priori rien de bien méchant, ;

Ca se complique beaucoup lorsque l’on apprend que ces fonds ne sont pas distribués directement aux innovateurs, sur des critères de qualité d’innovation , mais qu’ils sont gérés par des Sociétés de Gestion d’actifs (Asset management), totalement privés .

Toutes les grandes banques et toutes les grandes assurances ont créé des kyrielles de société d’Asset Management .

J’ai fait le tour des critques à ce sujet et je résume les plus acerbes ;

Mais faut il s’étonner d’une absence de moralité dans le monde français des affaires ou est ce la norme ?

L’extrême naïveté n’est elle pas une faute ontologique, une erreur dramatique de jugement  sur la société.

Je fais partie de ceux qui ne cesseront de s’étonner, et qui sont émus par certaines  pratiques, qui frappent souvent de jeunes personnes à qui l’on a tendu les bras pour mieux les dévorer .

Le créateur d’entreprises qui s’immerge dans le monde du Joint Venture ne devrait il pas envisager que l’opérateur qui va le rejoindre a des objectifs financiers, une politique propre et aussi des obligations légales,  qui lui imposent à échéance de 5 ans en général de liquider son investissent ;

L’objectif donné par le législateur est l’introduction en bourse…. qui est exceptionnelle .

La sortie la plus classique est la vente à un camarade « FCPI » ou à une grosse entreprise

Vous avez compris que c’est à ce stade , que tout peut se produire ?

Je dis tout, car si il est difficile de reprocher à quelqu’un qui investit de vouloir faire des profits, mais que dire lorsque, officiellement sa stratégie est de ne pas en faire .

C’est ce à quoi j’ai personnellement assisté , un regroupement d’entreprises d’Asset management (plus de 80 % du capital) qui s’organisent pour céder une entreprise propriétaire d’un brevet très prometteur à un prédateur financier… pour l’euro symbolique .

On peut comprendre qu’il y ait des divergences d’objectifs entre un investisseur qui veut réaliser son investissement rapidement et un créateur qui souhaite porter un projet plus longtemps.

On ne peut comprendre par contre, qu’un investisseur qui s’est acoquiné d’autres Asset Management, force la vente d’une entreprise pour   l’euro symbolique .

Je ne me serai pas rendu coupable de cet article si la situation que j’expose correspondait à un cas isolé , elle est devenue malheureusement monnaie courante dans le monde des FCPI .

Des gardes fous doivent être mis en place notamment lorsque des FCPI prennent le contrôle d’une entreprise, via leurs sociétés d’Asset Management ; .

L’état doit intervenir rapidement car nombreux sont aujourd’hui les jeunes inventeurs qui ne veulent plus faire appel au capital risque par crainte d’être dépossédés de leur invention .

Je n’ai pas évoqué non plus les passe droits qui existent dans ce monde et les avantages pour les petits copains .

Lorsque plusieurs entreprises d’Asset Management prennent le contrôle de l’entreprise innovatrice, le dirigeant est toujours débarqué au profit d’un « familier » de ce monde .

C’est que ZOLA appelait le « vol au soleil de la loi » ;

Alors pour avoir examiné sur le net,  les réactions aux accusations, je peux vous dire que les justifications sont toujours les mêmes .

Débarquer l’inventeur était devenu un impératif parce qu’il avait une gestion trop dispendieuse ou tout simplement parce qu’il aurait été malhonnête .

C’est vrai que comme le disait Balavoine… »il ne suffit pas d’être pauvre pour être honnête »… mais tous les reproches du monde même les plus justifiées, Messieurs les dirigeants de l’Asset Management, ne justifiera jamais que l’on se sépare d’un investisseur pour l’euro symbolique !

C’est tout simplement du vol, parce qu’il faut bien appeler les choses par leur nom !

Les explications du type, dans tous les métiers il y a des gens malhonnêtes ne sont pas recevables car elles n’ont comme objectif que d’éviter toute enquête sérieuse sur ce monde .

Doit on avoir plus de compréhension pour les coupables que pour les victimes ?

Savez vous que les FCPI ne publient pas au Registre du Commerce comme n’importe lequel des commerçants, leur comptabilité .

Que dire aussi dans ce type de circonstances de la démission , pour être le plus soft  possible, des commissaires aux comptes ?

Le piège, le collet, c’est le pacte d’associé fait sur mesure par la chambre de commerce de Paris et qui est un véritable outil de prise de contrôle pour ces sociétés d’Asset Management .

Bien sur vous pourrez me reprocher de faire de la polémique et de ne pas voir les succès du capital risque à la française !

Mais est ce que le succès de l’un autorise que l’autre soit spolié ?

Une critique peut être admise celle qui s ‘appuie sur le fait que les FCPI ne sont en définitive que des outils et que ce n’est pas à eux qu’il faut s’en prendre, mais plutôt aux gestionnaires de FCPI.

Ne devrait on pas s’en tenir à un financement public d’amorçage .

Tout ceci fera l’objet d’un autre article de ce site dans lequel, j’examinerai ce sujet de façon plus juridique , sous l’angle des dispositions du Code Monétaire et Financier le fonctionnement du monde des « business angels » .

JF CECCALDI